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Déblogue

Voir, toucher, goûter, sentir,ouïr! Comment peut-on dire que la vie n'a pas de sens ?
May 17

L'autre personnage

 
Dans mes poèmes dans mes rêves
Tu es un autre personnage
Au temps où l'on s'aimait sans trêve
Lorsque l'on croyait aux mirages
 
L'amour rimait avec toujours
A la minute à la seconde
Quand nos défauts fuyaient le jour
Et qu'on croyait la terre ronde
 
Je retrouve avec joie nos langues
Qui alors n'étaient pas mauvaises
Nous étions encor dans nos gangues
C'était si bien ne t'en déplaise
 
En ce temps point n'étions sévères
Il nous suffisait d'un regard
Celui qui foudroie les travers
Et qui nous quitta sans égards
 
J'ai préservé le personnage
Et c'est dans son coeur que je plonge
Lorsque je veux croire aux mirages
Dans un poème ou dans un songe
 
 

Pensée misogyne du jour

 
J'adore les femmes lorsqu'elles ont
 
l'air Eve...
 
qui ne se termine pas en cauchemar...
May 16

Tout ce qui... nuit n'est pas... dors...

 
Nuit blanche en la nuit noire
Aucune étoile au ciel
Lune absente ce soir
Nuages pleins de fiel
 
Silence assourdissant
Qui étouffe les bruits
Plume qui va grinçant
Pour traverser la nuit
 
Tic-tac de la pendule
Au son inconvenant
Le temps point ne recule
Tout comme un con venant
 
Idées qui s'entremêlent
Voulant tuer ce temps
Mais il est immortel
Ce fieffé charlatan
 
Papier qui se chiffonne
Assassinant les mots
C'est leur glas qui résonne
Les mettant au tombeau
 
Et la nuit se prélasse
Métissée teint blafard
Soudain elle m'enlace
Eloignant le cafard
 
Je dessine une étoile
Qui file entre mes doigts
Et vient poser un voile
Sur mes yeux pleins d'émoi
 
Léger il m'enveloppe
Comme un souffle de toi
Et le rêve galope
Me remplissant de joie
 
Le blanc le noir s'en vont
Emportant les douleurs
Et la nuit d'un rebond
Se pare de couleurs
 

Pensée misogyne du jour

 

Je redis du mal des femmes.

Tu vois, je pense encore à toi ...

May 15

Spleen...affiché !

 
Ce spleen est vraiment lancinant
Lent si nanti du poids des ans
Désenchanté mon coeur aimant
Est mendiant des joies d'avant
 
D'avancer m'empêche le temps
Tant pressé tant intransigeant
Transi j'en perds toute chaleur
A l'heure où me fuit le bonheur
 
Heureusement j'ai mes écrits
Cris remèdes que j'ai prescrits
Crise oubliée vais-je sourire
Souris reprenant son empire ?
 
En pire il n'y a rien de tel
Tellement qu'adieu bagatelle
A tel point qu'en célibataire
Atterré le spleen est à terre
 
A taire sa mauvaise humeur
Meurt sitôt le mauvais rimeur
Ris meurs JC va te coucher
Chez eux l'ennui s'est affiché !

Pensée misogyne du jour

 
La maîtresse a toujours l'époux dans la tête...
May 14

Son autre vie

Déjà publié 

La ville est endormie et les bruits se sont tus

Le rêve emmitouflé s'est enfin dévêtu

Il vient très lentement dans le noir se glisser

Le drap m'enveloppant commence à se plisser

 

En fait tu n'es personne et pourtant tu es là

Ta voix légèrement me berce a capella

Ta face transformée, défilent les images,

D'un souffle bienveillant tu chasses les nuages

 

Tous les événements trop vite se succèdent

Je ne les retiens pas et tout cela m'obsède

Je passe du bonheur aux larmes du passé

Pourquoi donc tous ces gens se montrent-ils pressés ?

 

Tu m'as sans doute aidé pour l'arrêt sur image

Et mon sommeil se calme attrapant le mirage

Le serrant contre moi tout comme dans le temps

Où elle était vivante, il y a si longtemps !

 

Comme un trop bel oiseau elle prend son envol

Je la vois s'éloigner bien triste farandole

La pleine lune éclaire un grand lit dans le ciel

Et je rouvre les yeux refusant son appel

 

Le soleil m'affranchit des ombres de la nuit

De nouveau au dehors surgissent tous les bruits

Elle ne vit plus qu'au travers de mes songes

Son souvenir ancré en mon coeur la prolonge

 

Elle mourra en moi une seconde fois

Mais je prendrai mon temps, j'essayerai ma foi,

Que mon rêve perdure au creux de l'oreiller

Car je veux encor voir plein de beaux jours briller

Pensée misogyne du jour

 
C'est devant la vitrine du bijoutier
 
que j'ai remarqué ses airs bague
 
à damner les seins !
May 13

C'est si facile...!

 
Force est de constater au fil du temps qui passe
Qu'il est vraiment aisé d'oublier les hélas !
A soixante-dix ans, quoi qu'on dise ou qu'on fasse,
Ce qui est à venir semble assez dégueulasse !
 
Bon sang qu'il est facile avec quelques béquilles
D'aller guincher gaiement deux ou trois séguedilles !
Surtout que Cupidon offre les belles filles
Et le temps sa rançon - prononcé sans cédille - !
 
Mordieu qu'il est facile, or que tout est veillée,
De tenir son esprit chaque instant éveillé,
Constamment aux aguets, prêt à appareiller,
Sans surtout révéler qu'il est embouteillé !
 
Et c'est un jeu d'enfant d'avoir du caractère
Pour vanter haut et fort l'âge de ses artères
La jeunesse du coeur tout ce qu'on déblatère
Pour dénier des ans tous les côtés austères
 
Il faut me contenter de ce que je n'ai pas
Piétiner, trébucher, avancer pas à pas
Mais qu'on le veuille ou non, la vie et ses appas
J'ai dû les enterrer bien avant mon trépas !
 
J'adore le soleil, les oiseaux et les fleurs
Mais il y a aussi les rivières de pleurs
Où ne se noient jamais les hélas de douleurs
Comment pourrais-je encore avaler des couleurs ?
 
A quoi peuvent servir quelques bonnes paroles
Incapables d'ailleurs de bien tenir leur rôle ?
Il est ces vérités qui prennent le contrôle
Bon sang qu'il est aisé de trouver cela drôle !
  

Pensée du jour

 
Il  n'est pas nécessaire d'être couché
 
pour voir la réalité...
May 12

Un chiffon fon fon

Déjà publié
 
Les traces de la vie se voient sur le visage
Et dérident un peu le vieux bonhomme sage
L'ornière du passé qu'il vient de sillonner
A réveillé les joies et peines surannées
 
S'il avait aujourd'hui une belle peau lisse
Aurait-il pu goûter de la vie les délices ?
Et s'il y eût aussi quelques grandes douleurs
Ne lui fallait-il pas des chemins pour ses pleurs ?
 
Il constate amusé que rien n'en fut aride
Même si à présent on ne voit plus que rides
Il se souvient aussi des sourires complices
Renaissant aussitôt que son regard se plisse
 
Il pense à ces tricheurs adeptes du lifting
Qui veulent revêtir leur face d'un smoking
La rendant si glaciale et si peu expressive
Que leur vie effacée en semble dépressive
 
Le vieux bonhomme sage a sa propre police
Qui est là protégeant les vieilles cicatrices
Et devant le miroir il vient se repasser
Son parchemin de vie légèrement froissé

Pensée misogyne du jour

 
Je me suis aperçu qu'elle ne m'aimait plus
 
le jour où je lui ai demandé du scotch
 
et qu'elle m'a passé le rouleau !
May 11

Muse hard !

 
J'aurais voulu séduire encore un peu la muse
Pour qu'elle offre à mes mots le lustre et le brillant
Elle m'a dit qu'il ne fallait pas que j'abuse
Mon esprit devenant trop souvent défaillant
 
J'eus beau plaider ma cause elle n'entendit pas
Je la vis s'en aller vers des plumes naissantes
Me laissant là, déçu, contemplant le trépas
Des poèmes vieillis des rimes sénescentes
 
Au fin fond de mon coeur je ne peux plus puiser
A la source tarie de mon inspiration
Les vers traînant les pieds tant ils sont épuisés
Stoppent à la césure en mal de solution
 
Les rêves épuisés ne se font que sang d'encre
En perdant leur pouvoir si régénérescent
La barque de ma vie peu à peu se désancre
Mais je sens mon esprit tel un fruit déhiscent
 
J'essayerai toujours de séduire la muse
Et je me grimerai alerte et souriant
Il se pourrait pourtant si demain je l'abuse
Qu'elle fasse l'aumône au pauvre mendiant
 
 

Connerie du jour

 
Le séducteur n'est qu'un apéritif !
 
Il a femmes...
May 09

Plume noire

 
Cette plume plongée dans l'aigreur de mon coeur
J'ai beau la repousser, éteindre mes douleurs,
Ne peut que déposer des mots pleins de rancoeur
Elle impose toujours le noir de sa couleur
 
La jeunesse enterrée voudrait ressusciter
Pour décaper le bec de son encre amertume
Mais le temps sans merci vient plutôt l'inciter
A ne pas réveiller tous ses désirs posthumes
 
Tous mes espoirs ridés me donnent triste mine
Les outrages patients veulent, les aigrefins,
Que je me voûte encore afin qu'ils me dominent
Que je n'écrive plus et que j'abdique enfin
 
Le ciel bleu revenant je fais valoir mes droits
Le plaisir à portée fait fourmiller mes doigts
Je sens que dans mon coeur s'est éloigné le froid
Je veux le rembourser de ce que je lui dois
 
Je ne riderai plus cette réalité
Je m'en vais libérer tous ces mots étouffés
Je ne leur donnerai pas de mort, alités
L'encre s'épuisera tant ils sont assoiffés
 
 

Pensée misogyne du jour

 
Elle avait un coeur à ouverture et fermeture éclair
 
Je lui eusse préféré des boutons...
 
...J'aurais pu les compter pour m'endormir !
May 08

Flash-back

 
Quelle est donc cette idée qui m'a pris ce matin ?
Toutes ces pellicules que j'ai dans les mains !
Au temps où j'ai filmé tout était réussi
Les années ont passé et les couleurs aussi !
 
La bobine à l'envers j'avoue que c'est plaisant
La jeunesse revient, c'en est même grisant !
Je voudrais pénétrer cet écran à l'instant
Me mêler à l'image et remonter le temps !
 
Les rides disparaissent et les cheveux foncent
C'est vrai ce fut rapide ! Et mes sourcils se froncent !
Ah ! Sur cette image il faudrait s'arrêter
C'est là ! C'est le moment où tout a basculé !
 
Mais non ! Laissons tomber ! Car ce qui a suivi
A tant contribué à embellir ma vie
Je ne regrette rien de toutes ces images
Mais je comprends pourquoi je suis devenu sage !
 
Ressurgissent aussi des plans très affectifs
Les morts ressuscitant en clins d'oeil fugitifs
Chaleureuses les voix revivent à l'instant
Mes larmes jaillissant sont chaudes tout autant !
 
Le film rembobiné je le passe à l'endroit
Et je nous vois vieillir doucement dans nos joies
La caméra bien sûr assez discrètement
A su ne pas saisir nos douloureux moments
 
Aujourd'hui je suis là en simple spectateur
Les scènes à venir je n'en suis plus acteur
Mais tout ce que je sais c'est que j'ai encor faim
Que je ne veux pas voir s'inscrire le mot FIN !
 
 

Connerie du jour

 
Avec ce que je te dois
Avec ce que tu me dois
Il vaut mieux que je ne t'invite pas au restaurant !
Ce serait un bien triste dette à dette !
May 07

La tristesse est une joie qui a vieilli

 
Le banc m'a dit : " Ami, tu sais quand la tristesse
Pèse de tout son poids en insistant sans cesse
Laisse-la emprunter ce chemin obligé
Si tu veux qu'à nouveau ta joie puisse émerger
 
Avance en délestant ton coeur trop en déroute
Laisse tes déceptions sur le bord de la route
Marche en abandonnant tout ce qui t'a déplu
Jusqu'au jour où tu ne te retourneras plus
 
Occulte ce chagrin qui t'a trop assailli
Il rejoindra bientôt tes joies qui ont vieilli
La route du futur irriguée de tes pleurs
 
Fera naître pour toi les plus belles des fleurs
Tu n'auras plus à vivre une seule lourde heure
Car rebattra ton coeur allégé des rancoeurs"
 

Pensée misogyne du jour

 
J'ai fait un cauchemar.
Je courais, courais, courais,
cherchant désespérement
une femme...de rêve.
 
Je me suis réveillé.
Tu étais là !
Alors j'ai couru, couru, couru...
May 06

Je m'y re mai

 
Le beau temps revenu me revoilà assis
Sur le banc familier ragaillardi aussi
Mais il reste muet laissant mes yeux s'emplir
De ce vert chaleureux enivrant élixir
 
L'ombre du feuillage me fait la révérence
Et le vent une bise en un air de romance
Le cygne joue au pitre et le lac se gondole
Et tous disent merci au soleil leur idole
 
Celui-ci leur fait voir les nuages qui dansent
L'orchestre doit être bon car les voici plus denses
La pluie viendra bientôt refroidir cette ambiance
Mais les fleurs assoiffées montrent leur impatience
 
En saluant le banc je vais un peu plus loin.
Le beau saule pleureur n'est même pas chagrin
Je m'étends sur le sol, ne pense plus à rien
Comme quoi même seul on peut se sentir bien
 
Un pêcheur somnolent a une sacrée touche
Bien plus que le poisson il a ouvert la bouche
Moi j'attrape ma ligne y dépose mes mots
Et puis tout doucement referme le stylo