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Déblogue

Voir, toucher, goûter, sentir,ouïr! Comment peut-on dire que la vie n'a pas de sens ?
November 11

Esprit monte-en-l'air

 
J'ai refermé d'un tour de plus cette serrure
Pourquoi sortir et pour se diriger vers où ?
Mon esprit enfermé assoiffé d'aventures
Prend mon imagination pour un passe-partout !
 
Apparaît aussitôt un très beau rossignol
Et délaissant le lac arrive un bec de cane
Serrure crochetée mon subconscient s'envole
Bon gré mal gré je suis, de peur qu'il ne ricane !
 
La porte est oubliée surgissent les images
Le passé réveillé en se gaussant s'enclenche
Et les peines d'antan aux vétustes rouages
Ne gâchent plus le rêve et cette feuille blanche
 
Mais les mots arrimés au port me font la tête
Me disant que sans eux je dois me débrouiller
Je sens bien que mon coeur va me faire la tête
Je ne peux lui offrir que quelques vers rouillés !
 

  

Découvrez la playlist Dblogue avec Michel Fugain & Le Big Bazar

Connerie du jour

 
Maintenant quand je croise un joli décolleté
 je n'ai plus la tête près du bonnet
et pourtant je deviens soupe au lait !
November 10

Le radeau qui méduse...

 
Je regarde mes mots ils ont l'air mal en point
L'espoir qui les guidait les tenant en éveil
Appareilla soudain emportant son soleil
Et les lettres usées brillent de moins en moins
 
Comme ils n'acceptent plus le moindre maquillage
Ils sont là résignés ne voulant plus franchir
Le bec de cette plume et je sens bien blanchir
L'écume qui sortait de leur ancien sillage
 
Si je relève l'encre en de fausses couleurs
Les phrases aussitôt paraissent gribouillage
Leur bateau dépourvu de tout accastillage
Va sombrer dans l'amer d'un océan de pleurs
 
Il est temps je le crois qu'ils s'arriment au port
Et qu'ils ne rêvent plus de mers inaccessibles
S'arrangeant d'un passé radeau insubmersible
Qui n'aborda jamais quelconque île au trésor
 

    

Découvrez la playlist Dblogue2 avec Jean-Claude Pascal

Connerie du jour

 
"Avoir été et ne plus être"
Mauvaise réponse à la question !
November 09

Amours se suivent

 
Déjà publié
La moue remords
L'amour est mort
Coeurs mal aimant
Ecoeurement
Cafard brassé
Les bras cassés
Rêve en volée
Eve envolée
L'âme ouragan
Bonjour Sagan
Adieu caresses
Bonjour tristesse
 
La moue s'en va
L'amour est là
Choeur des amants
A coeurs chantants
Vie embrassée
Les bras vissés
Rêve éperdu
Eve est venue
L'âme ouragan
Adieu Sagan
Bonjour caresses
Adieu tristesse
 
Un jour sans rien
Un jour chagrin
Un jour ça va
Un jour de joie
Un jour sans toi
Un jour sans toit
Un jour émoi
Un jour et toi
Un jour blessant
Un jour onguent
Un jour détresse
Un jour ivresse 
  
La chanson qui accompagnait ce texte était
"Bd of broken hearts"
interprétée par Diana Krall

Connerie du jour

 
Lorsqu'elle a fait mal au coeur
et que rement la belle
la nausée abonde...
November 08

Mur

 
J'ai de maintes fois fait le mur
En d'agréables occasions
Etre enfermé la chose est sûre
Ne m'incitait qu'à l'évasion
 
Maintenant que je suis trop mûr
Qu'occasions ne sont qu'occasions
Je me dis que la chose est sûre
Le rêve est ma seule évasion
 
Je suis coincé dans mon armure
Et je n'ai pas une occasion
Car je n'ai pas même l'art mûr
Pour m'offrir la belle  évasion
 
Je suis là entre quatre murs
Prêt à sauter sur l'occasion
Je n'entends pas même un murmure
M'appelant vers cette évasion
 
Cette gifle me claquemure
Mais j'en souris à l'occasion
En tout cas une chose est sûre
J'aurai mon ultime évasion !
 
 

   

Connerie du jour

 
Chute du mur de Berlin  = Liberté :
 
Lapalissade !
November 07

Monologue

 
Déjà publié
Pleure ami pleure donc si cela te soulage
Mais ne regrette rien surtout pas tes mirages
Rappelle-toi l'ami et rouvre tes bagages
Tous ceux qui pleins de joie t'invitaient au voyage
 
Revêts donc tes habits éclatants de lumière
Celle-ci dans tes yeux rendait ta mine altière
Regarde ton présent comme il a fière allure
Puisque tu es guéri des anciennes brûlures
 
Ne cherche plus l'ami la compagne idéale
Vis ta vie comme avant retrouve ton mental
Tu allais conquérant on te dirait vaincu
Comme si tu voulais recopier ton vécu
 
Ce qui est fait est fait ne recommence pas
Laisse donc le destin prendre soin de tes pas
Regarde il te sourit t'en es-tu aperçu ?
Mais ne dis jamais plus : " Bon sang si j'avais su !"
 
La chanson qui accompagnait ce texte
était "Yes we did"
interprétée par Rose

Connerie du jour

 
Maintenant je regarde la vie du haut
 
en solo...
November 06

Sur mon nuage

 
Je vis sur un nuage et n'en descendrai plus
La brume m'entourant me rend très épanoui
Et lorsqu'il crèvera bien sûr il aura plu
Toute mon eau de là se sera évanouie
 
D'où je suis je contemple envieux le soleil
Qui n'a pas su briller aux moments opportuns
Je lui vole un rayon à nul autre pareil
Où je range un à un mes trop frileux matins
 
La nuit discrètement je chaparde une étoile
Qui vient me protéger restant à mon chevet
La lune quelquefois vient m'emprunter mon voile
Je la vois s'embellir quand elle s'en revêt
 
Je déjeune au matin près de la voie lactée
De ce joli croissant que la lune a laissé
J'attaque la journée calme et décontracté
Dans un ciel bleu ou gris où je sais me glisser
 
N'est-il pas très bizarre étant sur mon nuage
Que me soient étrangers de la vie les mystères
Et qu'après avoir pris contre mon gré de l'âge
Je constate que j'ai enfin les pieds sur terre ?
  
La musique qui accompagnait ce texte
était "Nuages" par Django Reinhardt

Connerie du jour

 
Ayant déjà suffisamment pollué
je crois que je vais exiger
que mon incinération se déroule
dans un endroit réservé aux fumeurs...
November 05

Clopin-clopant

 
Déjà publié
Je ne veux surtout pas que mes rêves s'envolent
Qui donc veut enfermer mon âme bâtie folle ?
Comme je suis mutin je vais me mutiner
Pour permettre au lutin d'encore lutiner
 
Mon coeur avait des yeux je ne le savais pas
Il est né cécité et ainsi fit sa loi
Je viens de lui offrir de très belles lunettes
Mon âme batifole et mes songes m'entêtent
 
La tête dans tout ça est un peu rabat-joie
Le corps qui la soutient ne faisant plus la loi
Je ne veux surtout pas qu'elle aussi se maquille
J'ai doté mes années de solides béquilles
 
Vous me verrez passer un peu clopin-clopant
Même si mon soleil n'est plus tant dans le vent
Y'a plus de souvenirs au coeur qui s'amoncellent
Car c'est au temps futur que je veux qu'il chancelle
 
Si vous apercevez toujours clopin-clopant
Dans le corps vieillissant passer le coeur d'enfant
Sachez qu'il voit la vie filer à tire-d'aile
Mais il aime toujours le vol des hirondelles
 

   

La chanson qui accompagnait ce texte
était "Clopin-clopant"
interprétée par Yves Montand

Connerie du jour

 
A force d'augmenter les cigarettes
 
on va me voir de plus en plus
 
avec mes copains-clopant !
November 04

Mots doux en novembre

 
Déjà publié
Je caresse une idée c'est tout ce qui me reste
Je frôle une pensée mais elle devient leste
J'embrasse une opinion qui était là sur rue
Elle me gifle alors je sais c'était couru !
 
J'écoute du Bécaud finis par m'en lasser
Je sors pour prendre l'air mais la bise est passée
M'aventure au tripot j'en ai la tripe ôtée
Un basque à la télé en train de peloter !
 
En retournant chez moi le vent fait des papouilles
Ne vous inquiétez pas ça rime avec chatouilles
La solitude est là comme une sangsue elle
"Toi tu ne veux qu'être un"  voici ce qu'elle bêle !
 
La vérité est nue sitôt elle me blesse
Je suis seul je subis un moment de faiblesse
Ça n'arrive qu'à l'un quand l'autre n'est pas là
Pourquoi vient en brassée le cafard que voilà ?
 
Je ne me sens pas bien je ne suis pas à l'aise
Je m'enfuirais bien loin même jusqu'au Zambèze
Soudain tu apparais et entre dans ma geôle
N'y aurait-il donc pas que les geais qui cajolent ?
  
La chanson qui accompagnait ce texte
était "Sombras" interprétée par Luz Casal

Connerie du jour

 
Je lui avais dit, malgré son beau teint,
de ne pas passersa vie au téléphone
 
"Tant va la cruche allo
qu'à la fin je me casse !"
November 03

Cette nuit blanche j'ai fini par l'adorer

 
Une ronde est venue égayer ma nuit blanche
Chassant la noire ambiance en train de s'installer
La musique m'accroche et mon âme s'épanche
Ecartant les soupirs qui avaient déferlé
 
Je sens à ma portée la belle clé des songes
Je m'y laisse tomber car tu m'es apparue
Je rejette le blues qui lentement me ronge
Me plongeant dans le rêve au hasard de ses rues
 
Je plaque désaccords qui m'ont bouleversé
Ainsi que les rancoeurs qui m'avaient habité
J'oublie les seins faux nids de mes espoirs passés
Et mon corps reposé s'en étonne alité
 
Le sommeil aussitôt se met au diapason
Pour que j'atteigne enfin la fugue à l'horizon
Mon coeur en harmonie en sort de sa prison
Et je finis ma gamme au vert de ma raison !
  
La chanson qui accompagnait ce texte 
était "Corcovado" interprétée

Connerie du jour

 
Te souviens-tu de nos secrets qu'on fit denses ?
November 02

An berlificoté !

 
Oh que tôt bredouillait cette arrière saison !
Les arbres hésitaient à ôter leurs haillons
Nos vents brièvement pointant à l'horizon
La nature apeurée resserrait ses bâillons
 
Aux tonitruantes clameurs de ma tristesse
S'ajoutait un besoin évident de paresse
Je bannissais tout sein ainsi que les caresses
Armistice apaisant qui éloigna mon stress
 
De décents brodequins je me chaussais pourtant
Pourquoi l'eus-je évité ce sacré mauvais temps ?
Comme un pape à Noël je me vis cheminer
Au coeur de sains sylvestres je finis l'année
 
J'enviais à présent tout ce qui fait vriller
Emportant dans le vent la froidure oubliée
J'enlevais mon Damart celui qui est trop fin
Dans mon havre il fallait que je retourne enfin
 
Mais je m'en aperçus lorsque je l'eus rejoint
Quand je rentrais chez moi le chaud n'y était point
Si le jus y était avant que je ne sorte
Plus d'électricité lorsque j'ouvrais la porte
 
Le doute s'envola lorsque je l'aperçus
Elle était devant moi parfumée toute nue
Je me laissais porter par l'odeur de cet ambre
Bien conscient que "l'émoi" en une année me chambre
 
La chanson qui accompagnait ce texte
était "Sister Jane" 
interprétée par Taï Phong

Conneries du jour

 
Quand on écrit :
 
"De l'avion il sauta" - cela se termine par a
 
"On l'a décoré" - cela se termine par é
 
"Défi" - cela se termine par i
 
""Un anorak" - cela se termine par k
 
"Il devint son filleul chrétien" - cela se termine par n
 
"Ils évitèrent les conneries du jour"- cela se termine par r
 
"Des fainéants" - cela se termine par s
 
"Vous êtes sur le départ" - cela se termine par t
 
"Un journal est édité pour être lu" cela se termine par u
 
November 01

Rétro viseur !

 
Il reste dans son coeur des traces de pas sages
Quelques autres aussi qui l'étaient un peu moins
En des moments volés qui semblent d'un autre âge
Mais qui dans ses pensées ne sont jamais très loin
 
S'il a depuis longtemps recouvert les ornières
D'une route plus lisse à une seule voie
Il parcourt quelquefois les sentiers des hiers
Afin d'y retrouver les parfums de l'émoi
 
Et renaissent ainsi une à une ces fleurs
Qui ont tant embelli ces chemins familiers
Chacune fait revivre un à un ces bonheurs
Qu'il n'aura jamais pu tout à fait oublier
 
Il toise le miroir qui lui fait laide face
Il sort de son regard les superbes reflets
Qui font que la psyché tout aussitôt se glace
Si bien que disparaît l'horrible camouflet
 

  

 

 

Connerie du jour

 
Ce miroir anonyme
 
est sans doute un ami qui me veut du bien !
 
October 31

Egérie (Et pourtant ce n'est pas très drôle !)

 
Déjà publié
mais de plus en plus
d'actualité !!!
Me servant de mes mots comme méthode Coué
Je m'y suis accroché mirifique bouée
Le remède illusoire a cessé d'opérer
Comment pourrais-je y croire et toujours espérer ?
 
Leur pouvoir salutaire a dû perdre sa force
Or il n'y a plus rien dessous leur belle écorce
Si ce n'est qu'illusions et nouvelles chimères
Cette constatation m'en devient très amère
 
A bas masques menteurs au diable carnaval
Comment puis-je à ce leurre accorder mon aval ?
Vais-je écrire des vers qui viendront me ronger ?
J'espère avoir le temps encore d'y songer !
 
Egérie de te voir si belle en ton mouroir
Ne parvient même plus ce jour à m'émouvoir
Tu es tant irréelle et tant parfaite aussi
Que je suis devenu bien trop à ta merci
 
Médusé par la muse amusée de m'user
Je vais m'en séparer et la mettre au musée
Et ces moments momies qui me faisaient rêver
En les désembaumant je vais me relever
 
Mais je continuerai à noircir le papier
Je sèmerai aigri à la volée les pieds
Je m'en garderai deux pour qu'ils restent sur terre
Afin de soutenir mon âme solitaire
 

   

Connerie du jour

 
Lorsqu'il y a panne des sens l'égérie cane
October 30

Sauvetage

 
Déjà publié
 Ô ce court intermède au milieu du naufrage
A ramené l'allant oublié d'un autre âge !
Au secours un tiers m'aide à voir le paysage
En ramant à l'aller m'invitant au voyage
 
Est-ce haut est-ce bas qu'est le moral ce soir ?
A l'aide de ses yeux je perce enfin le noir
Sa tendresse capée chapeaute mes espoirs
Et me voici sauvé car je peux enfin voir
 
La boue est rejetée je peux enfin nager
Ce n'est pas de bonne heure or je veux bien plonger
Car même si je coule il faudra émerger
Retrouver le soleil finir à l'ombre âgé
 
Tout ceci n'est que rêve il faut que je me pousse
Car je ressens souvent à mes arrêts secousses
Mais le songe insistant je vois la délivrance
Ce poème aurait dû au moins être à six stances !
  
La musique qui accompagnait ce texte
était "Take five" interprétée par The Dave Brubeck Quartet
 

Jean-Claude Mazloumian

Occupation
Location
Interests
Je suis donc retraité comme l'uranium...
mais pas enrichi...
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